Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-américaines (CRIIA)

Journée d’études internationale. Capitales enracinées : survivances impériales ibériques dans les capitales américaines (XIXe-XXIe siècles)

Les personnes intéressées par cette journée d’études peuvent m’écrire (delphine.felix@ac-caen.fr) afin de recevoir le lien qui leur permettra de se connecter.

À la chute des empires latins d’Amérique, des nations nouvelles prennent corps autour de capitales qui ne sont autres que les anciens sièges de l’administration impériale. Qu’elles aient été la Cour des Vices-Rois (Mexico, Lima, Buenos, Aires, Bogota), ou une capitale d’audience (Caracas, Quito, La Paz, Santiago du Chili), ces villes appuient leur autorité sur des éléments préexistants : les réseaux de communication et de pouvoir déjà établis depuis parfois 3 siècles, l’existence de palais déjà équipés pour recevoir l’administration, d’universités susceptibles de la former et la présence d’élites culturelles et économiques qui y résident déjà.
Les équilibres se modifient par la suite. Le fédéralisme (Mexique, Venezuela, Argentine) remet en cause le poids de ces capitales traditionnelles ; le développement économique de régions littorales vient créer un contrepoids financier et économique au pouvoir plus traditionnel des capitales situées dans les montagnes : Guayaquil défie Quito, Medellin surpasse Bogota en développement industriel.
Comment les cadres des anciennes têtes de pont impériales en terres américaines (y compris nouvellement anglophones, comme en Louisiane ou au Texas) construisent-elles leur défense face aux nouvelles élites des villes montantes portées par la modernité ?
Cette journée s’articule d’une part avec le projet de l’EA Etudes Romanes de l’Université Paris Nanterre : « Mondialités romanes : mobilités humaines, transferts culturels, circulation des langues et cultures hispanophones, italophones et lusophones (Europe, Afrique, Amériques et Asie) », et en particulier, sa déclinaison au sein du CRIIA : « Territoires en mouvement dans les mondes hispaniques du Moyen Âge à l’époque contemporaine ». Elle prolonge d’autre part la réflexion initiée par les membres du projet « Caputimper » financé par l’Université Paris Lumières.

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