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L’espagnol dans l’Académie de Caen

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bilan de la réflexion sur l’articulation entre le travail dans la classe et à la maison

vendredi 18 mars 2011, par Webmestre.


 


Extrait : Introduction


Le premier constat qu’il convient d’effectuer concerne la nature des travaux réalisés en dehors de la classe : neuf travaux sur dix effectués à la maison sont à réaliser à l’écrit . Il semblerait qu’il existe un accord tacite entre professeurs et élèves, accord selon lequel en dehors de l’écrit, point de salut. Lorsque la consigne de travail ne précise pas s’il s’agit d’une tâche écrite ou orale, enseignants et élèves comprennent « tâche écrite ». Des raisons culturelles (prépondérance de l’expression écrite dans la tradition française) mais aussi pratiques (il est plus aisé de vérifier la réalisation d’un travail écrit) expliquent en partie ce phénomène.


 


Le deuxième constat concerne le temps de parole de l’élève en Langues Vivantes. Certaines enquêtes prétendent qu’il ne dépasserait pas une heure au cours de sa scolarité. Il nous semble cependant nécessaire de nuancer cette affirmation. En effet, l’adoption de nouveaux programmes adossés au CECRL , l’apparition de nouvelles modalités d’évaluation dans le cadre du DNB et du Baccalauréat STG, l’avènement des nouvelles technologies dans l’enseignement (possibilité d’enregistrer des productions orales grâce au logiciel Audacity, ouverture sur le monde et multiplicité de documents de nature diverse grâce à Internet, possibilité d’associer les élèves lors des différentes phases d’un cours au moyen de l’informatique et du vidéo-projecteur dans le cadre d’une approche actionnelle, baladodiffusion…) ont permis d’opérer un net rééquilibrage entre activités langagières, rééquilibrage favorable au développement des compétences orales (compréhension de l’oral et expression orale) des élèves.


 


Comme le stipulent les programmes d’enseignement de langues vivantes du cycle terminal, « l’autonomie de l’élève peut s’exercer pendant et en dehors de la classe avec pour objectif d’augmenter le temps d’exposition à la langue ». Plusieurs questions découlent de cette réflexion :


 


Comment développer les compétences orales des élèves en dehors du cadre de la classe ?


Les compétences travaillées en classe sont-elles les mêmes que celles travaillées à la maison ? Tous les travaux doivent-ils être réalisés en classe ? Comment rendre les consignes claires pour tous les élèves ? La mémorisation est-elle une étape obligatoire dans le processus d’apprentissage ? Que faire mémoriser et de quelle manière, pour quels objectifs et quelles productions ?


 


 


Dans un premier temps il nous a paru opportun de mener une enquête auprès de 300 élèves de collège et de lycée (Annexe 2) afin de mieux cerner leurs habitudes de travail à la maison en langues vivantes. Il en ressort que les enseignants accordent une part importante au travail de mémorisation lié aux activités de production et de réception. D’autre part, une majorité d’élèves convient que la mémorisation et la création lui est utile pour progresser. En ce qui concerne les consignes, les deux tiers des élèves interrogés déclarent les comprendre ; le tiers restant souligne un manque de précision et/ou un manque de temps pour les noter. Selon de très nombreux élèves, les travaux de recherches et les travaux de groupes sont les deux activités qui leur permettent de développer leur autonomie.


 


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Rapport sur l’articulation entre le travail dans la classe et à la maison
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