bilan de la rĂ©flexion sur l’articulation entre le travail dans la classe et Ă  la maison

 

Extrait : Introduction

Le premier constat qu’il convient d’effectuer concerne la nature des travaux rĂ©alisĂ©s en dehors de la classe : neuf travaux sur dix effectuĂ©s Ă  la maison sont Ă  rĂ©aliser Ă  l’écrit . Il semblerait qu’il existe un accord tacite entre professeurs et Ă©lèves, accord selon lequel en dehors de l’écrit, point de salut. Lorsque la consigne de travail ne prĂ©cise pas s’il s’agit d’une tâche Ă©crite ou orale, enseignants et Ă©lèves comprennent « tâche Ă©crite ». Des raisons culturelles (prĂ©pondĂ©rance de l’expression Ă©crite dans la tradition française) mais aussi pratiques (il est plus aisĂ© de vĂ©rifier la rĂ©alisation d’un travail Ă©crit) expliquent en partie ce phĂ©nomène.

 

Le deuxième constat concerne le temps de parole de l’élève en Langues Vivantes. Certaines enquĂŞtes prĂ©tendent qu’il ne dĂ©passerait pas une heure au cours de sa scolaritĂ©. Il nous semble cependant nĂ©cessaire de nuancer cette affirmation. En effet, l’adoption de nouveaux programmes adossĂ©s au CECRL , l’apparition de nouvelles modalitĂ©s d’évaluation dans le cadre du DNB et du BaccalaurĂ©at STG, l’avènement des nouvelles technologies dans l’enseignement (possibilitĂ© d’enregistrer des productions orales grâce au logiciel Audacity, ouverture sur le monde et multiplicitĂ© de documents de nature diverse grâce Ă  Internet, possibilitĂ© d’associer les Ă©lèves lors des diffĂ©rentes phases d’un cours au moyen de l’informatique et du vidĂ©o-projecteur dans le cadre d’une approche actionnelle, baladodiffusion…) ont permis d’opĂ©rer un net rĂ©Ă©quilibrage entre activitĂ©s langagières, rĂ©Ă©quilibrage favorable au dĂ©veloppement des compĂ©tences orales (comprĂ©hension de l’oral et expression orale) des Ă©lèves.

 

Comme le stipulent les programmes d’enseignement de langues vivantes du cycle terminal, « l’autonomie de l’élève peut s’exercer pendant et en dehors de la classe avec pour objectif d’augmenter le temps d’exposition Ă  la langue ». Plusieurs questions dĂ©coulent de cette rĂ©flexion :

 

Comment dĂ©velopper les compĂ©tences orales des Ă©lèves en dehors du cadre de la classe ?

Les compĂ©tences travaillĂ©es en classe sont-elles les mĂŞmes que celles travaillĂ©es Ă  la maison ? Tous les travaux doivent-ils ĂŞtre rĂ©alisĂ©s en classe ? Comment rendre les consignes claires pour tous les Ă©lèves ? La mĂ©morisation est-elle une Ă©tape obligatoire dans le processus d’apprentissage ? Que faire mĂ©moriser et de quelle manière, pour quels objectifs et quelles productions ?

 

 

Dans un premier temps il nous a paru opportun de mener une enquĂŞte auprès de 300 Ă©lèves de collège et de lycĂ©e (Annexe 2) afin de mieux cerner leurs habitudes de travail Ă  la maison en langues vivantes. Il en ressort que les enseignants accordent une part importante au travail de mĂ©morisation liĂ© aux activitĂ©s de production et de rĂ©ception. D’autre part, une majoritĂ© d’élèves convient que la mĂ©morisation et la crĂ©ation lui est utile pour progresser. En ce qui concerne les consignes, les deux tiers des Ă©lèves interrogĂ©s dĂ©clarent les comprendre ; le tiers restant souligne un manque de prĂ©cision et/ou un manque de temps pour les noter. Selon de très nombreux Ă©lèves, les travaux de recherches et les travaux de groupes sont les deux activitĂ©s qui leur permettent de dĂ©velopper leur autonomie.

 

Pour lire la suite, veuillez télécharger le fichier joint

PDF - 1.1 Mo
Rapport sur l’articulation entre le travail dans la classe et à la maison

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)